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  • Internet soufle ses 40 bougies

    Le 31/10/2009 à 10:45Commentaires (0)Ajouter un commentaire

    Technologie

    Internet souffle ses 40 bougies

    Experts, entrepreneurs et figures-clés des nouvelles technologies se sont retrouvés jeudi à Los Angeles pour souffler les 40 bougies d'internet, sous l'oeil attendri de Leonard Kleinrock, le père d'une invention qui a changé le monde.

     

    Leonard Kleinrock, "père" d'internet. C'est en 1969 qu'un message, puis des données numérisées, ont été transférés d'un ordinateur à l'autre.

    «Il y a 40 ans, le bébé internet connaissait ses premiers balbutiements», a rappelé M. Kleinrock, 75 ans. En 1969, il dirigeait l'équipe de l'UCLA (Université de Californie à Los Angeles) qui, la première, a fait communiquer des ordinateurs en réseau.
    M. Kleinrock participait jeudi à une conférence anniversaire mariant les souvenirs de ces débuts peu connus à des débats sur l'avenir de cette invention.

    «Il ne s'agit pas seulement d'internet, mais de toute notre époque», a souligné Ariana Huffington, fondatrice d'un site populaire d'agrégation d'informations et de commentaires, le HuffingtonPost.
    «Internet est un élément de démocratisation, nous sommes tous à égalité» sur ce réseau mondial, a souligné pour sa part M. Kleinrock. «On ne peut plus reculer, on ne peut plus l'arrêter: l'âge d'internet est arrivé».
    Et pourtant.

    Il y a 40 ans, il n'aurait jamais imaginé l'avènement des réseaux de socialisation comme Facebook, Twitter, ou YouTube. «Le net pénètre tous les aspects de notre vie», a-t-il souligné lors d'une conférence où quelque 200 personnes étaient présentes et autant d'autres connectées en ligne.
    M. Kleinrock considère que son «bébé» est aujourd'hui adolescent.
    «Il se tient mal, il laisse voir ses mauvais côtés. La question c'est de savoir quand il arrivera à l'âge adulte et s'il dépassera cette crise», a-t-il ajouté, en référence aux virus, logiciels malveillants et autres escroqueries qui envahissent internet.
    Ce qui a conduit M. Kleinrock à sa découverte a été son intime conviction que les ordinateurs devaient pouvoir communiquer entre eux dans les grands centres de recherche comme celui de l'UCLA, et que ce système de communication devait être aussi pratique d'utilisation que le téléphone.

    L'opérateur téléphonique AT&T a alors installé des câbles entre les ordinateurs pour un projet auquel il participait, soutenu financièrement par un laboratoire de recherche militaire et baptisé ARPANET.
    Pour arriver à échanger des données d'un appareil à l'autre, il a fallu numériser de l'information en cellules simplifiées envoyées à la demande et sans perte de temps.

    Le 29 octobre 1969, des ingénieurs ont commencé à taper «L-O-G» pour se connecter à un ordinateur à distance. Mais le système est tombé en panne après le O. «Alors le premier message a été 'lo', comme dans l'expression 'lo and behold'», un idiome en vieil anglais qui signifie «voilà».
    «On ne pouvait pas trouver mieux» comme premier message, s'amuse M. Kleinrock.

    A la deuxième tentative, son équipe réussissait à faire passer des données numérisées d'un ordinateur à l'autre. A la fin de l'année, le réseau était étendu à des ordinateurs installés dans deux autres universités.
    Le financement militaire était fourni par l'équipe ARPA du ministère de la Défense, l'Agence de projets de recherche avancés mise sur sur pied en 1958.
    La Fondation nationale américaine des sciences a intégré au réseau plusieurs super-ordinateurs à la fin des années 1980, ouvrant les communautés internet à un nombre croissant de scientifiques.
    Peu à peu, le secteur privé s'est intéressé à la Toile et a commencé à populariser les courriels, avant que n'explose le secteur de la «nouvelle économie».
    «La prochaine étape c'est de pénétrer le monde réel», prédit M. Kleinrock. «Internet sera partout: j'entrerai dans une pièce et internet le saura, et me répondra».

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Découverte

    Le 16/10/2009 à 11:25Commentaires (0)Ajouter un commentaire

    Découverte

    Utiliser sa chaleur corporelle pour recharger son portable

    Recharger un portable grâce à la chaleur corporelle de son utilisateur

     cette vision pourrait devenir réalité suite à la découverte d'un chercheur de l'EPFZ.

      

     

    Peut-être pourra-t-on recharger les batteries de son portable grâce à sa chaleur corporelle.

    Pour ses travaux, Wulf Glatz, a reçu mercredi le prix «Swisselectric research award 2009».

    Agé de 35 ans, l'ingénieur a développé un générateur thermoélectrique d'une nouvelle génération.

    Cet instrument récupère l'énergie issue d'une source de chaleur pour la convertir en courant électrique.

    Pour ce faire, il utilise les écarts de température entre la source de chaleur et l'air ambiant,

    indique le programme swiss electric research. Il ne génère donc pas d'émissions polluantes.

    Ces générateurs peuvent par exemple être installés dans les appartements pour produire de l'électricité

    à partir de la chaleur rejetée par les chauffages centraux.

    On peut aussi les utiliser sur des voitures pour alimenter l'électronique de bord grâce aux rejets thermiques des moteurs.

     Pour les automobiles, le gain potentiel de carburant avoisine 10%.

    Dix fois moins cher

    Wulf Glatz a mis au point un nouveau procédé de fabrication, dix fois moins coûteux que les procédés classiques.

     Le matériau thermoélectrique est déposé directement sur une feuille plastique. Les générateurs ainsi produits sont fins et souples.

    Ils peuvent donc être utilisés sur des surfaces courbes.

    Ces générateurs fonctionnent aussi à «basse température», soit moins de 200 degrés.

    Ce qui devrait leur permettre, à l'avenir, d'utiliser aussi la chaleur corporelle, note le communiqué.

    Mis au point dans le cadre de la thèse de doctorat du lauréat à l'École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ),

    ce procédé fait l'objet d'une demande de brevet.

    Décerné par les entreprises électriques suisses réunies sous l'appellation swisselectric,

     le prix est doté de 25 000 francs. Il récompense chaque année une personnalité

    ayant contribué à faire avancer la recherche en matière d'électricité.

     

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