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Technologie Internet souffle ses 40 bougies
Experts, entrepreneurs et figures-clés des nouvelles technologies se sont retrouvés jeudi à Los Angeles pour souffler les 40 bougies d'internet, sous l'oeil attendri de Leonard Kleinrock, le père d'une invention qui a changé le monde.
Leonard Kleinrock, "père" d'internet. C'est en 1969 qu'un message, puis des données numérisées, ont été transférés d'un ordinateur à l'autre. «Il y a 40 ans, le bébé internet connaissait ses premiers balbutiements», a rappelé M. Kleinrock, 75 ans. En 1969, il dirigeait l'équipe de l'UCLA (Université de Californie à Los Angeles) qui, la première, a fait communiquer des ordinateurs en réseau. «Il ne s'agit pas seulement d'internet, mais de toute notre époque», a souligné Ariana Huffington, fondatrice d'un site populaire d'agrégation d'informations et de commentaires, le HuffingtonPost. Il y a 40 ans, il n'aurait jamais imaginé l'avènement des réseaux de socialisation comme Facebook, Twitter, ou YouTube. «Le net pénètre tous les aspects de notre vie», a-t-il souligné lors d'une conférence où quelque 200 personnes étaient présentes et autant d'autres connectées en ligne. L'opérateur téléphonique AT&T a alors installé des câbles entre les ordinateurs pour un projet auquel il participait, soutenu financièrement par un laboratoire de recherche militaire et baptisé ARPANET. Le 29 octobre 1969, des ingénieurs ont commencé à taper «L-O-G» pour se connecter à un ordinateur à distance. Mais le système est tombé en panne après le O. «Alors le premier message a été 'lo', comme dans l'expression 'lo and behold'», un idiome en vieil anglais qui signifie «voilà». A la deuxième tentative, son équipe réussissait à faire passer des données numérisées d'un ordinateur à l'autre. A la fin de l'année, le réseau était étendu à des ordinateurs installés dans deux autres universités.
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Découverte
Utiliser sa chaleur corporelle pour recharger son portable
Recharger un portable grâce à la chaleur corporelle de son utilisateur
cette vision pourrait devenir réalité suite à la découverte d'un chercheur de l'EPFZ.
Peut-être pourra-t-on recharger les batteries de son portable grâce à sa chaleur corporelle.
Pour ses travaux, Wulf Glatz, a reçu mercredi le prix «Swisselectric research award 2009».
Agé de 35 ans, l'ingénieur a développé un générateur thermoélectrique d'une nouvelle génération.
Cet instrument récupère l'énergie issue d'une source de chaleur pour la convertir en courant électrique.
Pour ce faire, il utilise les écarts de température entre la source de chaleur et l'air ambiant,
indique le programme swiss electric research. Il ne génère donc pas d'émissions polluantes.
Ces générateurs peuvent par exemple être installés dans les appartements pour produire de l'électricité
à partir de la chaleur rejetée par les chauffages centraux.
On peut aussi les utiliser sur des voitures pour alimenter l'électronique de bord grâce aux rejets thermiques des moteurs.
Pour les automobiles, le gain potentiel de carburant avoisine 10%.
Dix fois moins cher
Wulf Glatz a mis au point un nouveau procédé de fabrication, dix fois moins coûteux que les procédés classiques.
Le matériau thermoélectrique est déposé directement sur une feuille plastique. Les générateurs ainsi produits sont fins et souples.
Ils peuvent donc être utilisés sur des surfaces courbes.
Ces générateurs fonctionnent aussi à «basse température», soit moins de 200 degrés.
Ce qui devrait leur permettre, à l'avenir, d'utiliser aussi la chaleur corporelle, note le communiqué.
Mis au point dans le cadre de la thèse de doctorat du lauréat à l'École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ),
ce procédé fait l'objet d'une demande de brevet.
Décerné par les entreprises électriques suisses réunies sous l'appellation swisselectric,
le prix est doté de 25 000 francs. Il récompense chaque année une personnalité
ayant contribué à faire avancer la recherche en matière d'électricité.